La première fois qu’Aaron est venu me parler, c’est un soir où je mixais : je passais Wake up and Make love to me, de Ian Dury, et il est venu vérifier qu’il l’avait reconnu. Auparavant, je l’avais croisé une dizaine de fois, comme je croise beaucoup d’habitués à l’Expérimental.

Il est expert en vins et tient un blog nommé Not drinking poison in Paris, ce qui est tout un programme. Aaron est américain, il sort avec Gwladys Gublin depuis pas mal de temps. Il est aussi DJ. Il passe souvent à la Candelaria, sous le pseudo de Hatpins. Plutôt du rock indépendant et des musiques que j’aime quand je les entends mais que je ne connais pas bien. 

Je le connais au moins autant par Gwladys avec qui je discute souvent, que directement, car en fait je le croise assez peu. Il y a pas mal de gens, comme ça, qu’on connaît à peine mais dont on sait où ils passent leurs vacances, dans quels restaurants ils font la fête, quels livres ils aiment, parce qu’on en entend souvent parler.