Le sens de la vie

3 Mai 2015 | Réflexions | 0 commentaires

Laisser remonter tous ces souvenirs à la surface me donne l’impression de découvrir, des années après, quelque chose de précieux, quelque chose que je pourrais appeler la trame de ma vie, ce qui lui donne sa consistance.

Une consistance faite d’instants et de souvenirs innombrables, dont seule une infime partie sera consignée ici, et dont seule une infime partie me reviendra en mémoire, mais que la pratique quotidienne de l’écriture sur ce projet rend palpable. De plus en plus palpable.

J’ai déjà eu cette sensation, au cours des rares périodes où je suis parvenu à écrire régulièrement, chaque jour. Elle ne revient pas tout de suite; il faut quelques jours pour qu’elle s’installe de nouveau. Et alors c’est comme si tous ces événements de ma vie, petits et grands, entraient en relation pour constituer un tout dont je peux ressentir la logique; une histoire dont j’ai l’impression de trouver le fil.

C’est une sensation un peu enivrante, dont l’une des composantes les plus troublantes est assez difficile à formuler. Je dirais que c’est un peu comme si tous ces événements étaient simultanés, comme si chacun d’entre eux durait encore, comme si tout se déroulait dans une dimension dans laquelle le temps serait aboli. Comme si j’étais encore ce lycéen du collège Stanislas, et en même temps le webmaster trentenaire de mon époque Réservoir-Prod, le DJ de bars à cocktails, l’époux, le gamin de Pompadour. Et comme si j’étais déjà, peut-être, ce que je deviendrai.

Et si ce projet finissait par me permettre en définitive d’éclairer mon chemin et de comprendre où je vais ?

 

Voisinage...

  • Catherine JugeCatherine Juge est surtout une amie d'adolescence. On allait en bande à la piscine, on sortait avec Olivier Villepreux, Sophie Robert, Philippe Bayle et les autres. J'ai des lettres de […]
  • Laurence BardonLes Bardon tenaient sur l'allée des Marronniers, face au château de Pompadour, une boutique où, parmi d'autres objets, ils vendaient des jouets. Le seul endroit de Pompadour où on puisse […]
  • Mademoiselle VédrieJ'ai mis longtemps à comprendre qui était mademoiselle Védrie. C'était une vieille dame, myope comme une taupe, avec des cheveux crêpus (dans mon souvenir) qui circulait dans Pompadour sur […]
Pas de mots-clés pour cet article.

Abonnez-vous à ce blog par email.

Entrez votre adresse email pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Rejoignez les 61 autres abonnés

Archives